Les passionnés d’arts et d’équitation ont eu l’occasion, récemment à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc (BNRM) à Rabat, d’assister au vernissage de l’exposition « Centaur », une épopée artistique mettant en avant la relation millénaire entre l’homme et le cheval.
Initiée par l’Association culturelle FAAD et organisée par l’Ambassade de Roumanie au Maroc en partenariat avec la BNRM et l’Institut Culturel Roumain, cette exposition (22-29 février) met en avant le lien indéfectible qui a toujours unit l’homme et la nature, à travers un parcours immersif, conçu comme un véritable récit visuel.
Mixant peinture, sculpture, installations artistiques, chorégraphie, musique gnaoui, projection de films et lecture poétique, le vernissage de cette exposition a été une occasion idoine pour mettre en lumière la place capitale que prend le cheval dans presque toutes les cultures.
Dans une déclaration à la MAP, la commissaire de l’exposition, Iulia Mihalcea, s’est dite « très honorée » d’être au Maroc, pour inaugurer une nouvelle étape de ce projet culturel, précisant que le Royaume a apporté à ce projet « une grande partie de sa sensibilité et de sa dimension spirituelle ».
Par ailleurs, Mme Mihalcea a expliqué que la musique gnaoui a été une véritable « source d’inspiration » pour les artistes à travers ce projet, mettant en exergue les diverses couleurs et la riche Histoire si emblématiques de ce style musical.
Dans une déclaration similaire, le chorégraphe-danseur franco-roumain, Daniel Pop a indiqué que « Centaur » est une expérience visuelle, un projet « ambitieux » et un grand exercice de partage et de mélange entre la culture roumaine, française et marocaine.
« Dans une époque où nous sommes en train de galoper, comme des chevaux, cela nous semblait important de revenir à la source, à la nature et à la terre pour parler d’un sujet complexe comme celui du cheval, l’ami le plus fidèle de l’être humain et une créature qui a inspiré énormément de cultures », a-t-il détaillé, relevant par la même occasion, que toute une mythologie a été développée autour de cet animal.
Cela nous semblait également important de partager cette expérience avec des artistes marocains, notamment avec le Maâlem gnaoui Zakaria Houaoura qui nous accompagne au Guembri ainsi que des étudiants et artistes en devenir qui ont pleinement pris part à ce projet, a-t-il ajouté.
S’exprimant à cette occasion, l’Ambassadrice de Roumanie au Maroc, Maria Ciobanu, a expliqué que son ambassade privilégie les événements culturels qui mettent en lumière les similitudes qui existent entre la Roumanie et le Maroc à travers la culture, soulignant que c’est la manière la plus facile de transmettre à l’Autre une partie de son identité.
« Ce n’est pas par hasard que le cheval a été choisi comme thème de cette exposition », a-t-elle fait savoir, relevant que ce dernier occupe une place prépondérante dans le cœur des Marocains et des Roumains et que la relation entre l’Homme et le Cheval a su perdurer à travers les siècles dans ces deux cultures.
Avec déjà six étapes à son actif, dont quatre en Roumanie et deux en France, le passage au Maroc du projet culturel « Centaur » est riche en symboles, étant donné que la culture marocaine est l’une des cultures qui a le mieux préservé la relation entre l’Homme et le cheval.
Prenant le Maroc comme modèle afin de retrouver une harmonie entre l’Homme et la nature, cette exposition rassemble les œuvres de personnalités artistiques les plus prestigieuses, telles que les peintres: Aurel Bulacu, Gheorghe Caruțiu, Florin Stoiciu, Ion Tițoiu, Iulia Mihalcea, Cătălin Guguianu et les sculpteurs Pauline Ohrel, Florin Codre et Darie Dup, ainsi que celles d’artistes marocains qui se sont illustrés dans la peinture des chevaux, à l’instar de Bouchra Samodi et de Mustapha Rohmmani, entre autres.
Source : MAP


