La communauté de El Mansouria a connu un développement sans précédent suite à la décision du Gouverneur de Benslimane, Samir El Yazidi, de suspendre le président du conseil communal, Mbarek Afiri de ses fonctions à cause de fortes accusations pour abus de pouvoir et conflit d’intérêts. Cette suspension n’est donc pas survenue du jour au lendemain, mais à la suite d’enquêtes approfondies menées par l’Administration marocaine qui ont révélé des violations dans la gestion des affaires locales et l’utilisation de l’influence pour atteindre des intérêts personnels.
Par Mohamed Amine Sajid*
Abus de pouvoir et conflits d’intérêts. Ce sont en clair les premiers éléments des enquêtes menées par l’inspection générale du ministère de l’Intérieur contre Mbarek Afiri, suspendu de ses fonctions par le Gouverneur de Benslimane, Samir El Yazizi. Ces enquêtes sont censées démontrer, preuves à l’appui, que le président de la Commune de El Mansouria et député Istiqlalien Mbarek Afiri, se serait livré à des pratiques contraires aux principes de transparence et d’égalité, en profitant de sa position pour réaliser des gains matériels et personnels au détriment de l’intérêt public.
Ces accusations, qui reposent sur des preuves solides, y compris des transcriptions d’appels téléphoniques avec d’autres fonctionnaires tels que Aziz El Badraoui, l’ex-président du célèbre club du Raja de Casablanca (qui a été écroué en février dernier) et certains dirigeants communautaires, prouveraient incontestablement l’étendue de son implication dans des réseaux d’échange illégal d’intérêts.
Une forme d’hystérie a gagné les partisans de Mbarek Afiri
Les partisans de Mbarek Afiri sont dans tout leur état depuis la suspension de ce président de la commune d’El Mansouria et en particulier ceux qui ont bénéficié des privilèges qu’il leur a accordés. Très perturbés, limite névrosés, ils tentent de le défendre par tous les moyens. Ces personnes, qui ont bénéficié de rentes et d’avantages pendant sa présidence à la tête du Conseil communal, adoptent maintenant une politique de confusion de l’opinion publique, affirmant que tout ce qui se passe n’est que rumeurs visant à discréditer le député Istiqlalien. Cette politique, baptisée « Démobilisation », vise à qualifier la vérité de rumeur et à semer le chaos au sein de la population.
Transcriptions d’appels et de documents secrets
Les appels divulgués montrent la participation de Mbarek Afiri à des discussions sur la manière d’exploiter sa position au sein de la Commune d’El Mansouria pour atteindre des intérêts particuliers, et certaines conversations montreraient l’implication de M’hamed Karimine, l’un de ses partenaires, dans des affaires louches avec d’autres protagonistes. Ces appels constitueront ainsi des preuves solides contre eux dans les procès à venir et pourraient déterminer leur sort judiciaire.
Quant au document secret qui se trouve sur le bureau de Monsieur le Pacha, il s’agit d’une clé qui pourrait ouvrir d’autres portes dans ce dossier, car, selon des sources confirmées, ledit document contiendrait des informations sensibles sur des transactions en coulisses entre le président du Conseil communal et certaines personnalités très influentes.
L’on s’attend ainsi à ce que ce document affecte de manière significative le cours des enquêtes et approfondisse les poursuites.
Réussira-t-il à échapper aux poursuites judiciaires dans un Maroc de droit et de justice ?
À la lumière de ces développements, la plus grande question demeure : Le président du Conseil Communal de El Mansouria et député Istiqlalien Mbarek Afiri parviendra-t-il à se dérober aux poursuites judiciaires ? De son point de vue, il en serait convaincu puisqu’il se dit avoir un « dos solide ».
Quoi qu’il en soit, les enquêtes sont toujours en cours et les preuves accumulées contre lui semblent, elles, suffisamment solides pour le condamner. Les jours à venir nous donnerons plus de détails et pourraient révéler d’autres figures impliquées dans ce réseau de corruption.
La suspension de Mbarek Afiri, président du Conseil communal d’El Mansouria, souligne une fois de plus la nécessité de promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des affaires publiques, et la nécessité d’éliminer la corruption qui gangrène les institutions de l’État et affecte négativement la vie des citoyens.
*Mohamed Amine Sajid est consultant-expert juridique et fiscal


