« L’Aïd Al Adha sera célébré le samedi 7 juin 2025, selon une annonce récente du ministère des Habous et des Affaires islamiques. Alors que cette nouvelle a suscité une grande joie parmi les Marocains à travers le monde, des bouchers du Maroc ont saisi l’occasion pour augmenter leurs prix de manière exorbitante. Le gouvernement doit réagir rapidement pour protéger les citoyens de ces pratiques abusives et éviter, à défaut d’égorger le mouton, de mettre le couteau sous la gorge des Marocains, friands d’abats en cette circonstance exceptionnelle.
Les Marocains sont ravis de plusieurs nouvelles, notamment l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd Al Adha grâce à l’intervention du Roi Mohammed VI, ainsi que la « fériérisation » du lundi 9 juin dans le secteur public et peut-être aussi dans le privé avec l’invitation de la CGEM. Ils sont tout autant joyeux vu que leurs villes restent propres et qu’ils n’ont pas à subir les odeurs nauséabondes et voir les détritus pré et post Aid dans les rues et au sein même des résidences, parkings et toits.
Cependant, leur joie a vite été écourtée par les prix excessifs pratiqués par ces bouchers, à l’affût de la moindre occasion pour tirer leur épingle du jeu.
« L’Aïd Al Adha en demi-teinte : spéculation et pratiques abusives au menu »
« Nous voulons simplement acheter quelques abats de mouton pour nous rassembler en famille, mais les prix sont trop élevés et nous n’avons pas les moyens de nous offrir la « douara ». Nous allons nous rabattre sur la volaille », nous a confié une mère de famille, professeure dans un lycée à Casablanca, précisant : « Nous comprenons que quand il y a une forte demande pour un produit, son prix grimpe en flèche. Quoiqu’en de telles circonstances, il aurait été préférable d’écouler la quantité et après d’évoquer la rupture de stock ».
« Le problème, c’est qu’il n’y a pas de solidarité réelle entre nous. N’importe quelle occasion est bonne pour arnaquer, doubler voire tripler le prix, duper autrui… »,se désole-t-elle, se réjouissant toutefois : « Heureusement, l’intervention du Roi, que Dieu l’Assiste, a empêché les spéculateurs de faire des profits excessifs cette année. Notre souverain leur a coupé l’herbe sous le pied ! ». (Voir vidéo ci-dessous).
Passé l’ambiance festive, l’Aïd Al Adha laisse, généralement, place au Maroc, à des comportements contraires à l’environnement et l’hygiène. En effet, une quantité gigantesque de déchets en découle à travers le pays. Ainsi, au-delà du simple rituel du sacrifice, il en est des habitudes fort regrettables de plusieurs Marocains qui ont la peau dure à l’instar de l’entassement de détritus ménagers et de bétails sur les trottoirs, dans les rues, bref dans tous les espaces publics…Et la fameuse grillade des têtes de moutons qui se fait en pleins quartiers résidentiels, dénote, elle aussi, du caractère épineux des coutumes et rituels typiquement marocains.
Certes tout n’est pas sombre dans ce tableau puisque le constat d’une amélioration dans la collecte de déchets était patente ces dernières années, diminuant assurément ces agissements qui nuisent aux espaces publics, à l’hygiène et à la santé publique.
« L’Aïd Al Adha sous le signe de la spéculation : les Marocains appellent à un contrôle des prix »
« Réjouissons-nous du répit olfactif et visuel de cette année », se frottent les mains plusieurs citoyens, appelant toutefois le gouvernement Akhennouch à prendre les mesures nécessaires avec un contrôle des prix rigoureux pour stopper net ces bouchers qui profitent de cette forte demande des abats de mouton pour extirper plus d’argent aux clients.


