Ci-après le communiqué officiel de la commission provisoire de gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition publié à l’occasion d’une vidéo mise en ligne par le dénommé Hamid El Mahdaoui :
M. Hamid El Mahdaoui a publié une vidéo sur la plateforme YouTube le 19 mars 2025, dans laquelle il considère que les poursuites engagées par la commission d’éthique professionnelle et les affaires disciplinaires de la commission provisoire de gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition ne sont qu’un complot israélien contre lui.
Il a déclaré textuellement : « J’ai des indices que Israël me vise personnellement au Maroc et je ne sais pas jusqu’où les choses peuvent aller dans le futur… Je crains Israël et j’ai ce sentiment parce que lorsque je vois les problèmes que je rencontre, je sens qu’il y a l’empreinte d’Israël. Le nombre de plaintes, de condamnations et de conseils disciplinaires… ce n’est pas une coïncidence, c’est un complot, il y a une planification pour quelque chose, le Conseil national ne peut pas tomber dans cette erreur… il y a une sorte d’interférence externe ».
Pis encore, El Mahdaoui est même allé jusqu’à demander la protection royale dans cette vidéo.
« La Commission provisoire de gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition exprime son indignation la plus vive quant au fait de mêler l’institution royale à ce genre d’allégations. Elle considère que les déclarations de Hamid El Mahdaoui sont extrêmement graves, car elles dépeignent le royaume du Maroc comme un pays infiltré dans ses institutions par les services de renseignement d’un État étranger, services qui le manipulent à leur guise. Ce qui porte atteinte à l’image du pays, à la sécurité de ses institutions, à l’efficacité de ses services et à leur crédibilité.
De telles allégations préjudiciables peuvent servir, telle une substance appétissante, à tous les ennemis du pays. Ce qui prouve que leur auteur est dénué de tout sens des responsabilités et que son objectif principal est d’augmenter le nombre de ses abonnés afin de percevoir plus de revenus sur YouTube, sans se soucier des institutions du pays et encore moins de leur réputation.
Par conséquent, la Commission provisoire se réserve le droit de recourir aux lois en vigueur pour demander à cette personne de fournir les preuves qu’il prétend avoir concernant le « prétendu complot israélien » qu’il accuse le Conseil national de la presse de mettre en œuvre. Il convient de noter qu’à la date du 20 mars 2025, 212 plaintes liées à l’éthique ont été reçues, dont 197 ont été traitées, tandis que 15 plaintes sont encore en cours de traitement après avoir entamé la procédure en vigueur. »


